A l’origine de ces déséquilibres : les courants marins


b3s-cotentin-surf-environnement (5)Maintenant, qu’est ce qui détermine la position des champs de pression ?  Réponse : c’est la température.  Et la température atmosphérique dépend, en ce qui nous concerne, principalement des courants marins. Les courants marins conditionnent en effet le climat. Un courant froid (comme le courant du Labrador) refroidit l’air, qui devient donc lourd et diverge au niveau du sol. La Mauritanie est ainsi un désert côtier du fait du courant froid qui le longe créant un vaste anticyclone. De même New-York connaît des hivers très rigoureux, à cause du courant du Labrador. Pourtant, Big Apple se situe à la même latitude que Rome, mais l’Italie est entourée par la mer méditerranée, une mer chaude qui confère au climat méditerranéen sa douceur. Pour Cherbourg et le Cotentin, nous sommes plus au Nord que New-York et notre climat est tempéré : hivers doux, étés frais. Cette situation  est possible grâce à une courant chaud : la Dérive Nord-Atlantique. Ce courant chaud part du Golfe du Mexique sous le nom beaucoup plus connu de Gulf Stream. Il prend le nom de dérive Nord Atlantique lorsqu’il est rejoint par le courant froid du Labrador. En remontant vers les côtes européennes, il se mélange ainsi aux eaux froides de cette région et permet à l’Europe occidentale d’avoir un climat tempéré. La plupart des nuages arrivant sur l’Europe provient ainsi de l’évaporation de l’eau chaude de ce courant. C’est au niveau de l’Islande que la DNA (Dérive Nord Atlantique) rencontre le courant du Groenland. Il en résulte une forte zone d’activité dépressionnaire (Dépression d’Islande) qui provoque des perturbations et donne ce climat doux et humide. Si le Gulf Stream n’existait pas ou venait à disparaître (comme ce fut déjà le cas il y a 13 000 ans), l’Europe de l’ouest ne recevrait pas les vagues que nous connaissons, et le climat serait beaucoup plus froid.

 

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La force de Coriolis

Ainsi, ce sont ces inégalités dans le champ de pression qui entraînent une partie de l’air, excédentaire dans les Anticyclones (A) vers les Dépressions (D), en situation de déficit. En théorie, l’air devrait donc s’écouler directement des Anticyclones (hautes pressions) vers les Dépressions (basses pressions), perpendiculairement aux isobares. Mais en pratique, l’air s’écoule parallèlement aux isobares car la rotation de la terre dévie tous les mouvements vers la droite dans l’hémisphère Nord (et vers la gauche dans l’hémisphère Sud), quelle que soit la direction du mouvement initial : c’est la force de Coriolis. Ainsi, les Anticycoles tournent dans le sens des aiguilles d’une montre, et les Dépressions dans le sens inverse. Donc, à partir de la répartition des Anticyclones et des Dépressions, il est possible de connaître la direction des courants aériens généraux qui déterminent la formation des houles.

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