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Archives des news de la B3S
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Terminal charbonnier à Cherbourg: Greenpeace organise une réunionde travail le 25 juin 2009 à 20h45 |
Le conseil municipal a voté mardi 9 juin le projet de stockage de charbon à l'unanimité, moins deux abstentions. En assortissant son accord d'un certain nombre de réserves. Greenpeace est toujours mobilisé contre le projet et organise une réunion de travail le jeudi 25 juin 2009 à 20h45 à la salle de la Fraternelle, rue Gambetta à Cherbourg. « On aurait préféré du bois, des métaux ou du soja... mais c'est par le charbon que nous allons amorcer la pompe et relancer l'activité. » Un peu fataliste, le député-maire, Bernard Cazeneuve a ouvert la séance du conseil municipal en soumettant au vote le projet de déchargement et de stockage de charbon sur le terre-plein des Flamands. Invités, les deux têtes de la société porteuse du projet : Jean-Claude Camus, président de la chambre de Commerce de Cherbourg-Cotentin et Patrick Le Scraigne pour LDA (Louis Dreyfus Armateurs) se sont montrés optimistes et rassurants. « Le développement du port passe par cette opération qui nous permet de sortir du virtuel », martèle le président de la CCI tandis que Didier Aumont, directeur du port, affirme que le projet « qui permettra de rétablir l'équilibre financier, va créer cinquante emplois ». Hervé Corbin s'inquiète de sa pérennité « au moment où les centrales à charbon déclinent en Angleterre ». Bernard Cazeneuve s'interroge sur les émissions de CO2. Patrick Le Scraigne rassure : « Les charbons de Colombie et d'Afrique du sud, de meilleure qualité, permettent aux centrales à charbon rénovées de Grande-Bretagne, d'en consommer moins, donc d'être moins polluantes. » Favorable au projet (Hervé Corbin pour l'UMP et Valérie Lejuez pour les Verts, se sont abstenus) le conseil municipal a toutefois assorti son avis d'une exigence : « qu'en cas de gêne constatée, l'exploitation fasse l'objet d'un arrêt temporaire ou permanent » (Sources : Ouest-France). Le registre d’enquête publique concernant le projet d’implantation d’un terminal charbonnier au sein du port de Cherbourg s’était clos le 6 mai 2009. Pendant un mois, les citoyens, les élus locaux et les membres de la société civile avaient pu s’informer et s’exprimer sur ce projet. Le registre a fait émerger une véritable opposition au futur terminal qui devrait voir transiter plus de 4 millions de tonnes de charbon par an à partir d’octobre prochain -équivalant à l’émission de 11 millions de tonnes de CO2- en provenance de Colombie et à destination notamment du Royaume Uni. Au-delà des inévitables nuisances et de l’impact sur l’environnement local, Greenpeace dénonce l’incohérence et l’anachronisme que représente ce terminal au vu de l’urgence climatique. Le dépositaire du projet, la SAS Cherbourg Terminal devait répondre dans les douze jours aux questions formulées dans le registre d’enquête, après quoi le commissaire enquêteur a un mois pour rendre son rapport. Enfin, le préfet de la Manche, mais surtout le ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo, autorité de tutelle des installations classées pour la protection de l’environnement, auront trois mois pour autoriser ou non ce projet. « Ce terminal va alimenter la filière la plus émettrice de CO2 puisque responsable de 30% des émissions mondiales de CO2 et de 25% des émissions européennes. Au moment où se prépare le sommet des Nations Unies sur le Climat, en décembre à Copenhague, qui devrait donner une suite au protocole de Kyoto et fixer des objectifs internationaux pour drastiquement réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre, le gouvernement français ne peut pas valider un tel projet », explique Emilie Johann, chargée de campagne Climat pour Greenpeace France. Greenpeace tient à rappeler les déclarations du Président de la République, lors de la clôture du Grenelle de l’environnement, le 25 octobre 2007 : « Tous les grands projets seront arbitrés en intégrant leur coût pour le climat et la biodiversité. Très clairement, un projet dont le coût environnemental est trop lourd sera refusé. [...] ce sera aux projets non écologiques de prouver qu’il n’était pas possible de faire autrement ». Et hier, le Président français récidivait lors d’un discours sur l’Europe à Nîmes : « La France se battra aux côtés de ses 26 partenaires européens pour obtenir un accord mondial ambitieux dans la lutte contre le changement climatique ». Le terminal de Cherbourg va clairement à l’encontre des ambitions françaises et européennes en matière de lutte contre les changements climatiques. « La crise économique et la création d’emplois ne doivent pas justifier tous les reniements. Nous appelons Monsieur Borloo à se positionner clairement sur ce projet et à faire preuve de cohérence » précise Emilie Johann. Les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique pourraient créer des millions d’emplois non délocalisables en France. Ce sont les seules alternatives crédibles aux énergies fossiles qui permettraient de réduire de manière radicale les émissions de CO2. Le projet de terminal se vante de créer des emplois à Cherbourg et spécule sur le développement futur du charbon en Europe et notamment au Royaume Uni. Or la majorité des centrales à charbon britanniques vont arriver en fin de vie d’ici 2015 et leur remplacement par de nouvelles centrales à charbon est loin d’être acté. Le Royaume Uni a des objectifs très ambitieux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre qui sont totalement incompatibles avec la filière charbon. Il faut rappeler qu’aucune centrale à charbon n’a été autorisée en Angleterre depuis trente ans et que le dernier projet en date, la centrale de Kingsnorth, n’a toujours pas été autorisée, trois ans après avoir fait sa demande. Autant dire que ce contexte remet en cause l’opportunité économique et industrielle du terminal de Cherbourg, telle qu’elle est présentée par ses promoteurs. L’Europe est à un carrefour. Elle va devoir faire un choix entre des énergies dépassées comme le charbon –alors que plus de 50 projets de centrales sont en cours d’examens- et la réalisation de ses objectifs de réductions de 20% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. « En somme, le projet de terminal charbonnier de Cherbourg est un mauvais calcul à tous les niveaux. La France ne peut pas se permettre de tenir un discours volontariste sur le changement climatique tout en participant à la relance de cette « matière première du changement climatique » qu’est le charbon » conclut Emilie Johann (Sources : Paperblog.fr). Voici l'invitation de Greenpeace pour participer à la réunion: |
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Sortie internationale du film "Home" |
Le documentaire de Yann Arthus-Bertrand, diffusé ce vendredi soir sur France 2, internet et au cinéma, a bénéficié d’une campagne de promotion à laquelle même l'Elysée a participé... Que faut-il en penser ?
Rares sont les documentaires à bénéficier d’une telle campagne de promotion. «Home», le documentaire de Yann Arthus-Bertrand (produit par Luc Besson), ne risque pas de passer inaperçu. Programmé ce vendredi soir à 20h35 sur France 2, le film, qui propose des images de la Terre vue du ciel pour attirer l'attention du téléspectateur sur la beauté de la planète et des dangers qui la menacent, est aussi sur tous les fronts: il est diffusé sur internet, au cinéma et en projections extérieures. Le film est bien entendu à l’honneur dans la presse française. Déferlante médiatique Depuis minuit, la version courte de «Home» est disponible gratuitement sur YouTube, avec un habillage spécial, dans le monde entier et vous pouvez également le voir sur le site officiel du film. La campagne sur le Net ne s’arrête pas là. Jeudi, Nicolas Sarkozy s’est posé en attaché de presse de luxe du film, soutenant officiellement le documentaire qu’il a visionné en avant-première à l'Elysée. «C'est surtout un message important pour nous sensibiliser aux enjeux urgents liés au réchauffement climatique, qui est aujourd'hui le plus grand défi auquel l'humanité entière et unie doive faire face», affirme-t-il selon un message posté jeudi sur son profil Facebook (sources : 20minutes.fr). Un film opportuniste, simpliste, et au final consumériste On était habitué au discours très binaire de Yann-Arthus Bertrand : l’Homme est mauvais et la Terre est belle, l’homme est le parasite et la Terre est la richesse, pour paraphraser l’édito de Libération, que je vous conseille de lire, signé par l’écrivain Iegor Gran, le seul dans la Presse française à oser s’attaquer à de tels bons sentiments. Et il est clair que ce film n’a d’intérêt que par sa beauté tant on y enfonce des portes ouvertes. Surfant sur l’hystérie collective du réchauffement climatique, François Pinault, homme d'affaire et « mécène » du film, nous explique très sérieusement qu’il « faut donner du sens à nos affaires ». Le marketing est imparable et idéal pour redorer le blason des marques de l’industriel (Conforama, Gucci, Sergio Rossi… etc.) - longuement énumérées au générique. Faire un film contre la société de consommation pour vendre plus : un paradoxe qui semble assumé quand on voit le merchandising fait autour du film… Mais messieurs Besson, Pinault et YAB ont déjà leur réponse toute trouvée « c’est mieux que de ne rien faire non » ? Seul problème : ce n’est pas nous qu’il faut convaincre les gars, ce sont les politiques que nous avons élu sur de belles promesses, à grand coup de grenelles de toutes sortes. Mais tout comme la guerre est un accélérateur de l’histoire, les catastrophes environnementales (marées noires, nucléaire…etc) sont malheureusment les seuls « chocs » qui créent une réelle prise de conscience et permettent d’avancer.  |
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Le Nucléaire: une réalité qui ne plait pas à tout le monde |
L'émission Thalassa, diffusée le vendredi 8 mai 2009 et consacrée en partie au littoral de La Hague, n'a pas été vue d'un bon oeil par certains. Petite revue de presse de cette semaine à ce sujet." Abus de pouvoir médiatique ", pour le maire honoraire de Quettehou ; " image injustement ternie ", pour l'UMP de la 5e circonscription de la Manche. Quant au député-maire PS de Cherbourg, il demande un " droit de réponse "... L'émission Thalassa de vendredi dernier n'a pas plu à tout le monde. Élus, habitants, hôteliers, chacun y a vu une attaque de sa région. Ou plus exactement, de la présence du nucléaire. " Notre travail est de dresser un état des lieux du littoral français. Ne pas parler de la concentration d'installations dans le Cotentin aurait été une erreur. Il y a un mois, Thalassa avait déjà essuyé une tempête dans les Côtes-d'Armor, en évoquant les algues vertes " Là aussi, on ne pouvait pas l'éviter, souligne Jean Loiseau. Nous ne sommes pas là pour flinguer une région. On montre aussi ses beautés. " Certains ont apprécié : une commerçante de Beaumont-Hague, salue " un reportage qui parle des différentes facettes de notre région ". À l'office de tourisme, l'émission n'a pas été suivie d'une vague d'annulations : " Nos gîtes affichent complet en août. " Pourtant, Bernard Cazeneuve et Michel Canoville demandaient lundi un droit de réponse à France Télévision. David Margueritte, délégué UMP de la 5e circonscription de la Manche, souligne que " la présentation qui a été faite de notre territoire relève de la propagande anti-nucléaire des plus caricaturales [...]. Les conséquences sont potentiellement dévastatrices à l'approche de la saison touristique ". " Ce ne fut qu'un reportage bien orchestré contre le nucléaire en ne faisant parler que les opposants. Pernoud pouvait se contenter de la lichette sur la Norvège et l'Angleterre sans en rajouter pour casser l'image de notre région, alors qu'il aurait pu citer les efforts réalisés ! insiste le maire honoraire de Quettehou, Charles Poisson. C'est de l'abus de pouvoir médiatique. " Une opinion partagée par de nombreux habitants. " Cette émission a fait trop mal. Nous allons la boycotter ", s'insurgent des habitants de Saint-Vaast-la-Hougue. Tout le monde n'est pourtant pas de cet avis. Édith Samson est commerçante à Beaumont-Hague. Pour elle, " le tollé suscité par ce reportage n'est pas justifié. Le nucléaire est une réalité qui fait partie de notre quotidien, il faut arrêter de se voiler la face. Le reportage parle de notre région et en montre différentes facettes. En tant que commerçante, je pense que cela peut donner envie aux gens de venir. Quand on a l'esprit libre, la conscience tranquille et le respect des autres, il n'y a pas de crainte à avoir sur un reportage aussi ouvert ". En Bretagne, Thalassa avait consacré une émission aux Côtes-d'Armor le 10 avril, où la problématique des algues vertes avait été évoquée. Déjà, le maire de Paimpol parlait " d'une émission caricaturale et excessive ". Jean Loiseau, rédacteur en chef de l'émission Thalassa, rappelle le choix éditorial : " Depuis septembre, nous dressons un état des lieux du littoral français, de la Corse à Dunkerque. Nous montrons ses beautés mais aussi ce qui le menace. " Jean Loiseau estime qu'" il était évident d'évoquer la problématique spécifique de la concentration d'installations nucléaires dans le Cotentin. Nous aurions commis une erreur journalistique en ne le faisant pas ". Il souligne que " sur deux heures d'émission, 10 minutes ont été consacrées au nucléaire. J'ai le sentiment qu'on nous reproche d'en avoir parlé. Notre travail n'est pas de flinguer les régions mais de parler d'environnement. Je suis déçu de voir qu'en France, ce n'est visiblement pas possible... " Le reportage est disponible ici, si vous souhaitez vous faire une idée par vous-même. Sources: Ouest-France |
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Grenelle de la mer: c'est pas gagnéLe Grenelle de la mer a débuté ses travaux en ce mois d'avril 2009. Près de 200 experts - représentants de l'Etat, des élus, des syndicats, des fédérations professionnelles et des écologistes - vont plancher pendant deux mois afin de formuler ce que pourrait être la future politique française de la mer. L'Hexagone détient le deuxième espace maritime au monde grâce à ses territoires d'outre-mer. Le ministre de l'écologie a demandé aux participants d'être "ambitieux et innovants". Le processus suivra ensuite les autres étapes déjà initiées par le Grenelle de l'environnement : consultation en ligne des Français et organisation de réunions publiques en région. Une table ronde finale est prévue au début de l'été. Mais, entre une corporation des pêcheurs en crise et des organisations non gouvernementales (ONG) qui appellent à "un véritable changement de cap", le dialogue ne sera pas facile. L'exercice risque aussi de buter rapidement sur un obstacle de taille : la politique de la pêche se décide au niveau européen, à Bruxelles. Le Grenelle de l'environnement était largement passé à côté des enjeux que représentent les milieux marins. Les océans et les zones côtières fournissent plus de 60 % des services rendus à l'homme par l'ensemble des écosystèmes. Plus d'un milliard de personnes dépendent des ressources halieutiques pour leur alimentation en protéines animales. Et les océans assurent un quart du stockage des gaz à effet de serre (Sources : Le Monde, 14/04/09). Entre l'effondrement des stocks de poisson, la difficulté d'uniformiser les règles au niveau européen et mondial, le flou juridique autour de la loi littoral en France, ou encore l'absence de cohérence concernant l'aménagement du littoral (qui ne doit plus dépendre de logiques communales, mais être pensé à une échelle géographique plus large), on peut se demander si la moindre avancée sera observée... Rendez-vous cet été pour en savoir plus ! |
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Un pétrolier avec 14 500 tonnes de pétrole échoué au port de Lorient: pas de fuite de gazole constatéeUn pétrolier a talonné par l'arrière, dans la brume vendredi matin à 5h30, à Lorient.
Le bâtiment Le Doris, long de 140 m, sous pavillon norvégien, venant de Saint-Pétersbourg, transportait 14 500 tonnes de gazole. Il a heurté le rocher Le Pot, en face de la citadelle de Port-Louis.
Il a été tiré par le remorqueur Le Scorff, qui a mis plus d'une heure pour déséchouer le pétrolier.
Selon les premières observations, une légère fuite d’huile à l'arrière a été constatée, dûe à la casse du safran. Aucune fuite de gazole n'a toutefois été repérée.
Les services de secours, les pompiers notamment, sont arrivés sur place ainsi que la gendarmerie maritime et des réprésentants de Total. Des barrages filtrant ont déjà été placés dans l'eau pour empêcher le développement de toute irisation. Il est aussi prévu de vider la cargaison, à savoir les 14 500 tonnes de gazole.
Les chalutiers qui cherchaient à rentrer à quai tôt ce matin, n'ont pas pu rentrer et restent toujours bloqués, provoquant des embouteillages dans la rade. Sources: Ouest France |
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