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Écrit par 2fre
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La maison brûle ! Mais on regarde à côté...Alors finalement, l'Homme est-il responsable du réchauffement climatique? A y regarder de plus près, la question n'a pas vraiment d'intérêt. Pas besoin de prouver la responsabilité de l'Homme dans le réchauffement climatique pour voir qu'il pollue (l'air, l'eau, la terre...), perturbe les éco-systèmes (introduction de plastique dans la chaîne alimentaire...) et détériore le cadre de vie des êtres humains et autres animaux. Le réchauffement climatique est donc presque un " prétexte ", un exemple de catastrophe globale ou d'apocalypse pour faire prendre conscience aux populations et aux Etats qu'il faut changer leurs habitudes et leurs politiques. Ce qui nous amène au dernier point de cet édito, les élections présidentielles. Car si les consciences doivent changer, la classe politique doit également évoluer sur l'environnement. Ce qui nous amène à cette question : pourquoi les Verts ne parviennent-ils pas à mobiliser l'opinion publique, alors que les problèmes environnementaux ne cessent de s'aggraver ? En effet en France, le parti écologiste ne réunirait qu'1% des suffrages selon les sondages. Dominique Voynet et Noël Mamère manqueraient-ils de charisme ? Dans certains pays (notamment dans le Nord de l'Europe), on peut être de gauche ou de droite, l'écologisme est intrinsèque à chaque parti. Comment expliquer cette différence en France ? Les Verts sont obligés d'être un parti, alors que l'écologie n'est pas politique mais essentielle et évidente ! Plusieurs raisons peuvent éclairer cet état de fait : - l'écologisme (à ne pas confondre avec l'écologie) est un courant de pensée récent et encore peu intégré dans les mécanismes politiques,
- l'éparpillement du parti des Verts, qui accorde une place importante aux problèmes sociaux dans son discours au lieu de se concentrer sur les enjeux environnementaux,
- le manque de charisme des leaders écologistes et la discorde au sein du parti pour savoir qui sera le chef ,
- la peur du 21 avril 2002 qui incite à voter pour les candidats les plus fédérateurs afin de faire plus de poids face au FN
- la signature par tous les candidats du " pacte écologique " de Nicolas Hulot (voir édito de décembre 2006), qui a presque signé l'arrêt de mort de la question de l'environnement dans le débat public...
Les Verts sont donc nécessaires comme contre pouvoir mais ne constituent pas une force politique en France, ce qui laisse augurer d'un avenir plutôt sombre pour nos enfants. Tant pis pour l'environnement, le fauteuil de président se jouera à coup sûr entre Sarkozy, Royal et Bayrou. En politique, entre plusieurs maux il faut choisir le moindre...
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