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Pollution des nappes phréatiques, Ça bouge enfin !!! |
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo veut faire vérifier toutes les nappes phréatiques près de l'ensemble des centrales nucléaires après l'incident qui s'est produit la semaine dernière sur le site de Tricastin, et le dit dans un entretien publié ce matin par Le Parisien. Interrogé sur les motivations de sa saisine du Haut Comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire à la suite de cet incident, il répond: "Je veux une totale transparence sur ce dossier (...) Il a déjà pu auditionner l'industriel, l'Autorité de Sûreté nucléaire, l'Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire et les préfets en charge du dossier".
"Je souhaite qu'il se penche sur la situation radio écologique de l'ensemble des sites nucléaires et que l'on vérifie notamment l'état des nappes phréatiques situées près de toutes les centrales nucléaires françaises", ajoute-t-il."Il faut faire un état des lieux et j'attends du Haut Comité une analyse", dit-il."Même s'il ne s'agit pas ici d'un incident nucléaire, mais d'un dysfonctionnement au niveau de l'entretien de la centrale, lorsqu'on travaille dans le domaine du nucléaire, aucune négligence ne peut exister. Et la transparence doit être exemplaire", insiste-t-il.Le Centre de stockage de la Manche à Digulleville présente exactement les mêmes symptômes et les mêmes risques de pollutions. En effet en 1976, une pollution radioactive au tritium, hydrogène radioactif, a contaminé le ruisseau du Grand Bel. Pollution consécutive à un stockage mal conçu selon les techniques de l'époque. La période radioactive du tritium étant de 12 ans, on a parié sur sa diminution. Or il n'en est rien, preuve que la nappe en reçoit toujours des apports.
De plus la stabilité de la couverture végétale recouvrant les déchets est l'objet de toutes les attentions. Cette couverture est l'une des caractéristiques majeures du site. C'est la première barrière de protection des déchets contre l'eau. Or, les talus ont tendance à s'affaisser.C'est bien la preuve que ça bouge en dessous et que les pluies ont un impact sur les couvertures bitumeuses ce qui ne devrait pas être le cas puisque ce sont elles qui assurent l'étanchéité du stockage des déchets nucléaires. Du côté est du centre, la consolidation du talus a été effectuée grâce à des blocs de béton. La seconde étape consiste maintenant à réduire la pente du talus grâce à du remblai et à en améliorer le drainage. Mais pour Christian Kernaonet ancien ingénieur de l'Andra qui était l'invité de l’émission de France 3 le Midi-Pile du mardi 10 juin, le mal est déjà fait et les risques de contamination de la nappe phréatique sont très importants.
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